Simplement car je t'aime

À Lucile

 

Insipide est le parfum de ta longue absence,

Ce vide indicible qui jamais ne me quitte.

Comme si ta présence était ma quintessence

Sans laquelle ma vie n’est plus rien, périclite.

 

Que ne t’ai-je pas dit tout ça beaucoup plus tôt !

Faisant fi de l’orgueil, ce piège dérisoire

Qui étouffe et emprisonne, futile étau

Dont on peut aussi bien desserrer les mâchoires.

 

Refrain :

J’aurais dû peut-être oublier tout ça

Et me laisser guider par le bonheur…

Lui qui m’a menti, m’a trahi déjà ;

Le suivre, aurait-ce été un déshonneur ?

J’aurais dû tout simplement

Te parler avec mon cœur,

T’avouer mes sentiments

Sans aucune pudeur.

 

Comment oublier la candeur de ton regard ?

Étrange sensation de lire tes pensées

Comme en un livre ouvert, involontaire hasard

Offert à mes envies ainsi récompensées.

 

Quant à la douceur de ton trop rare sourire,

Tel un bijou posé sur l’écrin de tes lèvres,

Pour le savourer plus que je ne le désire,

J’aurais tant voulu en avoir été l’orfèvre !

 

Au refrain

 

Je ne voulais pas t’offrir d’affection précaire –

Une idylle éteinte avant d’avoir pu brûler,

Échantillon d’amour, égoïsme vulgaire ! –

Que ta confiance se laisse manipuler.

 

Aussi, ne m’en veux pas de ne pouvoir t’aimer,

De ne vouloir t’aimer comme tu le mérites.

Je ne peux pas laisser nos deux cœurs s’enflammer

Pour une passion qui n’aura pas de suite.

 

Au refrain

 

Je n’ai pas su trouver les mots pour te le dire,

Ceux qui sont en moi gravés, enfouis quelque part,

Au fond de mon cœur qui, lentement, se déchire,

Se fane jour après jour, depuis ton départ.

 

Parce que la souffrance de la solitude

Est chose insupportable autant que l’anathème,

Excuse-moi de garder cette certitude :

Je ne veux pas t’aimer, simplement car je t’aime.

 

 

Texte écrit le 5/11/1997, mélodie en attente d’orchestration

Frédéric NYEL © (alias FredOueb)

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