Vers' ô - Rect' oh !

Lorsque la vie vous apparaît un brin morose,

Il est des jours où le hasard fait bien les choses,

Comme le ciel laissant un rayon de soleil

Percer la grisaille installée dès le réveil.

Alors que la rue s’embarrassait de quidams,

Courant s’entasser dans les bus ou dans les trams,

S’offrit à moi comme un spectacle magnifique

À tel point que je pensai qu’il fût onirique.

 

Refrain :

Sa démarche gracieuse,

Cadencée, délicieuse,

À vous donner le vertige,

Balançait dans un fuseau

Moulant – quel joli berceau ! –

Un bas des reins callipyge.

 

Fasciné par ce ballet offert à mes yeux,

Je pensai à quelques gestes irréligieux

Qui eussent conforté mon imagination

À deviner si savoureux ce beau croupion.

Je maudis alors que ne fût qu'une utopie

L’invention de ces lunettes qui déshabillent,

Afin d’assouvir ce vil désir masculin :

Mater en douce son merveilleux popotin…

 

Refrain

 

Je n’en finissais toujours pas de fantasmer

Sur les rondeurs exquises de ce beau fessier,

Quand soudain sa propriétaire, se tournant,

Sentant probablement mon regard insistant,

M’adressa un radieux sourire inoubliable

Ancré sur un visage affreux, abominable.

Aussi splendide que fût le bas du verso,

Il n’en était absolument rien du recto !

 

Un strabisme divergeant

Pour un regard dérangeant

À vous donner le vertige,

Un grand sourire édenté ;

"Tout ça ne peut pas vanter

Un si joli cul !", me dis-je.

 

Sa démarche gracieuse,

Cadencée, délicieuse,

À vous donner le vertige,

Balançait dans un fuseau

Moulant – quel joli berceau ! –

Un bas des reins callipyge.

 

 

Texte écrit le 6/12/2010, à "musiquer"

Frédéric NYEL © (alias FredOueb)

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